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Old African Music

Alhaji Bai Konte (Documentary)

The film, Alhaji Bai Konte (1978), depicts a day-in-the-life of the now-deceased Gambian Mandinka kora virtuoso, Alhaji Bai Konte, shot on location in Brikama, Gambia (plus one scene in Dakar, Senegal), West Africa. The film was co-produced by Oliver Franklin and Marc Pevar, and filmed by Harold Yates and Lenore French and edited by Rob Wallace. Alhaji Bai Konte’s son, Dembo Konte, accompanies in the performance, and various family members and friends make cameo appearances. His wife, Nafi Kouyate, appears in the final scene, praying.

Kora is a 21-stringed harp unique to the Mandinka, played by Griots who are oral historians as well as musicians. This group of Mandinka preserve and propagate genealogical and historical information through song and story, and are a source of immense pride and identity to the Mandinka people.

Alhaji Bai Konte was the first griot to introduce the kora widely throughout North America, where he toured major folk, jazz and blues festivals, gave private concerts and mingled with many professional musicians. His tours continued for seven years in the 1970’s, often accompanied by Dembo Konte and Malamini Jobate, whose excellent musical skills were also a delight to their audiences. Alhaji Bai Konte appeared on TV and radio many times, most famously on the PBS TV series Jump Street, narrated by Oscar Brown Jr., and also on a historic NPR radio show recorded in Vermont, where he shared the stage with Elizabeth Cotton and Taj Mahal. That radio show aired for many years, with these iconic musicians representing the roots from Africa, the adaptation of kora picking styles to guitar, and the synthesis of the two fused into the modern era.

Both Elizabeth Cotton and Taj Mahal acknowledged that their music and instrumental techniques arose from the Kora, which Pete Seeger also credited as the source of blues and Jazz. Alhaji Bai Konte performed with many musicians including: Taj Mahal, Elizabeth Cotton, The Paul Winter Consort, Tony Bird, Pete Seeger, David Amram…

The documentary is narrated by Taj Mahal.

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Old African Music

Listen to the Djeli and his N’goni

Bazoumana (Banzounama or Banzumana)
1890-1987

This n’goni player – aka the « old lion » – was a Malian national treasure as well as a djeli (jeli) or griot.

The quintessential n’goni player was the late Banzumana Sissoko, perhaps the most revered and beloved Malian griot of the century. Until his death in 1987, he could virtually bring affairs in Mali to a halt when he went on the national radio to sing and play his large, deep-toned n’goni. Of course, it was principally Banzoumana’s incisive words that won people’s breathless attention, but the fact that he played a n’goni is significant. For Malians in particular, this instrument is deeply tied to their sense of history and identity.

via the late Charlie Gillett

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Miscellaneous

Instruments traditionnels en voie de disparition

Depuis la nuit des temps, l’être humain a conçu et développé des instruments de musique, en fonction de ses besoins et de ce dont il disposait dans son environnement. Depuis les percussions primitives (lithophones par exemple), jusqu’à la transformation d’objets usuels (gourdes, arc…) ou l’utilisation de l’environnement (tambours d’eau…), sans compter l’utilisation directe de bois, os… toutes sortes d’instruments pour produire des sons et ainsi accompagner, danses, chants et cérémonies ont été créés au fil des siècles. Certains ont évolué, ont été améliorés et raffinés.

Mais pour qu’un instrument puisse survivre au temps, il convient que des personnes continuent à en jouer, perpétuant ainsi le besoin de sa fabrication et la transmission de son usage.

Malheureusement, de nombreux instruments sont en voie de disparition, faute de praticien(ne)s. S’il reste des enregistrements pour certains, d’autres sont devenus totalement muets depuis des années…

Unknown “cordophone”, probably in Algiers’ streets.
mvet
The Mvet is played by the Fang people (Cameroon, Gabon…).

Biram

Malam Mamane Barka est considéré comme le dernier maître traditionnel du (de la ?) Biram. C’est un instrument traditionnel utilisé dans la tribu Boudouma, des pêcheurs nomades qui vivent en bordure du lac Tchad, à l’est du Niger.
Le Biram est une sorte de harpe à 5 cordes, dont la forme évoque une pirogue, comme celles utilisées sur le lac. Seuls les initiés ont le droit d’en jouer…

Les jeunes générations n’étant plus intéressées par cet instrument, il ne restait qu’un seul vieux maitre sur l’île Boudouma. Lorsque Mamane Barka, déjà musicien et lui-même un nomade de la tribu Toubou, eut connaissance de l’instrument, il décida de s’installer auprès du vieux maitre, d’apprendre la langue locale et le jeu du Biram.
Une bourse de l’UNESCO lui a permis d’atteindre son rêve : sauver cette harpe sacrée de l’oubli.

Après bien des rituels de purification, le vieux maitre accepta de réaliser son initiation et de lui transférer les chants mystiques traditionnels. Comme Mamane Barka était un fils des dunes, le vieux maitre lui offrit son dernier Biram en cadeau. Ecoutez…

Inanga

Sophie Nzayisenga est une artiste Rwandaise, qui a appris à jouer de l’Inanga auprès de son père, qui était un grand musicien traditionnel, aujourd’hui disparu. Cet instrument est une grande cithare traditionnelle, en forme de cuvette ou de bouclier, et on le trouve utilisé entre Rwanda, Burundi… Les femmes ne sont pas supposées à l’origine jouer cet instrument, mais comme de nombreux musiciens ont disparu dans les conditions que l’on connait, elle a pris la relève.

Il en existe probablement d’autres qui m’ont échappé pour ce billet. N’hésitez pas à me les indiquer.

Billet publié à l’origine sur le blog KoToNTeeJ, et revisité ici.