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Richard Bona – Duuru Wakani

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Scène musicale Africaine 80s à Paris

Ce billet fait suite Ă  un article de septembre 2018 sur l’explosion de la scène musicale africaine dans les annĂ©es 80 Ă  Paris, en particulier grâce au soutien de la diaspora, que j’avais lu en son temps…

Marginales en France dans les annĂ©es 70, les sonoritĂ©s d’Afrique ont suscitĂ© au dĂ©but de la dĂ©cennie suivante un vif engouement, faisant de la capitale une plaque tournante de la crĂ©ation.

Site Liberation

Une compilation rĂ©unit douze titres reprĂ©sentatifs :

  1. Antoinette Konan – M’ackĂ´
  2. Nicky M’Poto – Komba
  3. Jean-Paul Mondo – Zangalon
  4. Ali Baba – Tcha! Tcha! Merengue
  5. Esa – A Muto
  6. Empire Bakuba & Papy Tex – Livre d’or
  7. Siassia & Tokobina – Mama Africa
  8. John Jongos – Djandè
  9. Baba Bhy-Gao Dombia – Dawsi (Instrumental)
  10. Bovick & Cie – Bazombo
  11. Tutu – Ayoyo
  12. Jacques Loubelo – Ngando

Paris – Brazzaville – Kinshasa – Abidjan – Douala.
A celebration of the underground Pan-African music scene centred around Paris in the 80s featuring never-before-reissued productions and dancefloor sure-shots taking in new forms of dancefloor-ready Rumba, Bikutsi, Soukous, Boogie and more.

In the early 80s a perfect storm of social, technological, political and cultural developments brought about a unique music scene centred around Paris, away from the major labels and pop charts. Musicians, ideas and styles flew between the small independent studios and labels of the French capital and Francophone Africa and the Caribbean, experimenting with new technology and drawing in a dizzying array of influences to soundtrack clubs, bars and radio stations.

Release comes with 28 page magazine format booklet featuring previsouly unpublished photos from the archives of photographer Bill Akwa Bétotè as well as interviews with producers Cyriaque Bassoka and Rigo Makengo, musicians Michel Alibo, Denis Hekimian & John Jongos and Studio Caroline owner Jacky Reggan.

Nouvelle Ambiance
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Folk Global

A musical message from the rainforest

Les chants et musiques des Baka (car on ne doit pas utilier le terme pĂ©joratif de “PygmĂ©es”) croisent rĂ©gulièrement ma route…

J’avais dĂ©jĂ  fait un billet il y a longtemps (en anglais) repris de Google+. Je reprends ici un billet encore plus ancien (2013) de mon dĂ©funt blog.

A l’Ă©poque, j’avais reçu un album de l’Orchestre Baka GbinĂ©, ces musiciens et chanteurs Baka, situĂ©s Ă  la frontière du Cameroun et du Congo, au plus profond (mais de moins en moins) de la forĂŞt tropicale.

S’accompagnant de guitares, percussions, ils créent des chansons contemporaines, accompagnées de danses, sous l’influence conjuguée de la tradition et de la musique congolaise qu’ils entendent à la radio.
Les chants reprennent les bases polyphoniques que j’avais découvertes dans les disques “ethniques” que je connais.

En 2004 et 2005, Martin Cradick de l’association Baka Beyond installe un studio en pleine forêt et enregistre un 1er album, Gati Bongo. Quelques années plus tard, sortait Kopolo, le 3ème, à l’automne 2012.

En tant que chasseurs-cueilleurs, les Baka ont un mode de vie qui s’organise autour des sources de nourriture de la forêt. Ils créent un village temporaire dans une zone et y restent un mois ou deux, jusqu’à ce qu’ils aient consommé les ressources disponibles. “Kopolo” est un mot Baka qui décrit un village où l’environnement ne permet plus de se ravitailler facilement.

Comme la pression extérieure augmente pour que les Baka s’installent définitivement dans des villages permanents au bord des routes, la forêt autour de leurs maisons devient “Kopolo” et leur style de vie de chasseurs-cueilleurs disparait progressivement. Ainsi fixés, ils se retrouvent directement confrontés au monde de l’argent, mais tout au bas de l’échelle. La musique devient alors un moyen de gagner leur vie et ainsi acheter de la nourriture pour leurs familles, tout en permettant de faire découvrir au monde extérieur la situation critique où il se trouvent. Car ils doivent se battre pour garder accès à leurs terres traditionnelles, dont ils sont rapidement chassés par la déforestation et les industriels de l’agriculture (plantations d’huile de palme, par exemple).

Voir sur Bandcamp.
Voir billet précédent.