Categories
Global

Music empowering African kids

Benin: Star Feminine Band

A group from Benin, originally from the surroundings of Natitingou and only made up of young girls aged between 8 and 15 years old who play and interpret their own repertoire. Their songs are mainly about the condition of African women, including forced marriage, excision, their dream of independence and their desire to become professional musicians.

Bandcamp

Uganda: Topowa – Never Give Up!

The inspirational journey of 12 young musicians from some of the toughest slums in Uganda, to some of the biggest music stages in the world. It’s a story of resilience and hope, carried along by a joyous, foot-stomping celebration of music and life. At the heart of this film: the power of music to change lives and a charity called Brass for Africa.

The documentary won “Best Music Documentary” at the Raindance Film Festival 2020, the UK’s largest independent film festival.

Categories
Old African Music

The Cranes, everyone’s grandfathers

They came with guns, he only had a guitar.

Après plus de 40 ans d’absence, le groupe ougandais, gloire des années Idi Amin Dada, est réapparu sur scène l’année dernière au Nyege Nyege Festival, suite au travail et aux recherches d’un réalisateur néerlandais pour son documentaire sur la disparition d’un des musiciens.

Le groupe, formé par 3 étudiants qui reprenaient à l’origine les Beatles et les Rolling Stones, a exercé son art de 1965 à 1975 et était surnommé le “Boys Band” du dictateur.

Le groupe s’agrandit, réintègre les styles musicaux “plus traditionnels et locaux” dans son répertoire, puis la Rumba congolaise. Bien que leur musique fut jouée partout, un seul album a été enregistré (Ten Hits), qui devrait être bientôt réédité.

Le documentaire “Bwana Jogoo: the ballad of Jessy Gitta” enquête sur la disparition et l’assassinat de Jessy Gitta Kasirivu, un matin de 1974, lors de sa violente arrestation par les agents du State Research Bureau (SRB), la police secrète d’Idi Amin. Bassiste et arrangeur du groupe, il eu la malheureuse idée de tomber amoureux d’une danseuse, qui plaisait aussi beaucoup au “Président à vie” qui en fit sa 5ème épouse.

Categories
Miscellaneous

Instruments traditionnels en voie de disparition

Depuis la nuit des temps, l’être humain a conçu et développé des instruments de musique, en fonction de ses besoins et de ce dont il disposait dans son environnement. Depuis les percussions primitives (lithophones par exemple), jusqu’à la transformation d’objets usuels (gourdes, arc…) ou l’utilisation de l’environnement (tambours d’eau…), sans compter l’utilisation directe de bois, os… toutes sortes d’instruments pour produire des sons et ainsi accompagner, danses, chants et cérémonies ont été créés au fil des siècles. Certains ont évolué, ont été améliorés et raffinés.

Mais pour qu’un instrument puisse survivre au temps, il convient que des personnes continuent à en jouer, perpétuant ainsi le besoin de sa fabrication et la transmission de son usage.

Malheureusement, de nombreux instruments sont en voie de disparition, faute de praticien(ne)s. S’il reste des enregistrements pour certains, d’autres sont devenus totalement muets depuis des années…

Unknown “cordophone”, probably in Algiers’ streets.
mvet
The Mvet is played by the Fang people (Cameroon, Gabon…).

Biram

Malam Mamane Barka est considéré comme le dernier maître traditionnel du (de la ?) Biram. C’est un instrument traditionnel utilisé dans la tribu Boudouma, des pêcheurs nomades qui vivent en bordure du lac Tchad, à l’est du Niger.
Le Biram est une sorte de harpe à 5 cordes, dont la forme évoque une pirogue, comme celles utilisées sur le lac. Seuls les initiés ont le droit d’en jouer…

Les jeunes générations n’étant plus intéressées par cet instrument, il ne restait qu’un seul vieux maitre sur l’île Boudouma. Lorsque Mamane Barka, déjà musicien et lui-même un nomade de la tribu Toubou, eut connaissance de l’instrument, il décida de s’installer auprès du vieux maitre, d’apprendre la langue locale et le jeu du Biram.
Une bourse de l’UNESCO lui a permis d’atteindre son rêve : sauver cette harpe sacrée de l’oubli.

Après bien des rituels de purification, le vieux maitre accepta de réaliser son initiation et de lui transférer les chants mystiques traditionnels. Comme Mamane Barka était un fils des dunes, le vieux maitre lui offrit son dernier Biram en cadeau. Ecoutez…

Inanga

Sophie Nzayisenga est une artiste Rwandaise, qui a appris à jouer de l’Inanga auprès de son père, qui était un grand musicien traditionnel, aujourd’hui disparu. Cet instrument est une grande cithare traditionnelle, en forme de cuvette ou de bouclier, et on le trouve utilisé entre Rwanda, Burundi… Les femmes ne sont pas supposées à l’origine jouer cet instrument, mais comme de nombreux musiciens ont disparu dans les conditions que l’on connait, elle a pris la relève.

Il en existe probablement d’autres qui m’ont échappé pour ce billet. N’hésitez pas à me les indiquer.

Billet publié à l’origine sur le blog KoToNTeeJ, et revisité ici.